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coups de coeur et coups de gueule, une façon ludique de communiquer avec les humains, mes semblables.
samedi 30 mars 2013
jeudi 28 mars 2013
A moitié-vide ... ET ... à moitié-pleine !
Je
me réveille, détendu.
Je
me sens serein dans cette obscurité protectrice.
Tiens !
C'est rigolo ! Même les chiffres du réveil, de par leurs
absences, respectent mon besoin d'intimité. … Ah, je comprends,
… il n'y a plus d'électricité.
L'avantage
d'avoir emménagé dans cette nouvelle demeure à la campagne, c'est
que j'y retrouve « la vraie vie », rustique et saine.
Que je sois « en bout de ligne » me rappelle que je suis malgré tout relié au reste de l'humanité par une ligne et que sûrement, à l'autre bout, là-bas, quelqu'un pense à moi.
Que je sois « en bout de ligne » me rappelle que je suis malgré tout relié au reste de l'humanité par une ligne et que sûrement, à l'autre bout, là-bas, quelqu'un pense à moi.
Le
tic-tac de la pendule, dans la pièce d'à coté, rythme la quiétude
du temps qui passe.

Je m'étire et me love au creux de la douceur satinée de mes draps. Je sens mon corps vivre ! J'aime cette sensation de douce fraicheur que répandent ces tissus propres aux odeurs de soleil. Cela provoque cette sensation étrange et agréable dans les profondeurs de mon ventre.
J'aimerais tant qu'elle soit à mes côtés.
Elle est peut-être aussi bien, peut-être même mieux, là où elle est.
Je ne peux que lui souhaiter avoir retrouvé la paix et le sourire.
L' « hymne à la joie » de Beethoven résonne dans ma tête.
Je suis les gestes amples du chef d'orchestre et de sa baguette qui se balance devant mes yeux.
Droite, gauche, … droite, gauche,
… je dors !
Comme
par un fait exprès, toutes les bestioles de la nuit se réunissent
pour jacasser sous mes fenêtres. Ce bruit malsain alterne avec un
silence angoissant qui me met mal à l'aise.
Qu'est-ce
que c'est ? Il n'y a plus de réveil ?
Et
Zut ! Plus d'électricité, … la panne ! Pas étonnant.
Quelle idée d'être venu m'enterrer dans ce bled. Et puis, il va pas falloir compter de si tôt sur les dépanneurs. « Bout de ligne » qu'ils disent. Comme si on était dans la Sahara . Sûrs qu'ils n'en ont rien à foutre de nous autres les « bouts de ligne ».
Quelle idée d'être venu m'enterrer dans ce bled. Et puis, il va pas falloir compter de si tôt sur les dépanneurs. « Bout de ligne » qu'ils disent. Comme si on était dans la Sahara . Sûrs qu'ils n'en ont rien à foutre de nous autres les « bouts de ligne ».

Il y a encore un truc qui fonctionne dans la pièce d'à coté.
Son tic-tac m'irrite et m'énerve en m' égrenant les secondes
qui me rapprochent de ma mort.
Saloperie de pendule !
Ces
draps rêches qui m'écrasent de leur moiteurs étouffantes. Je
transpire et je pue.
Je
hais me sentir prisonnier de ces tentacules textiles qui ne font
qu'agrandir ce gouffre d'angoisse au creux de mon estomac.
Encore heureux qu'elle ne soit pas collée à mes cotés. Ce qu'elle devient ?,
… je n'en ai rien à foutre !
Chacun ses problèmes !
V'là aut'chose : « Fais dodo Colin mon p'tit frère » m'envahit le cerveau ! Ding-dingue dong, ….ding-dingue dong ! … et merde je m'sens partir, ...
Encore heureux qu'elle ne soit pas collée à mes cotés. Ce qu'elle devient ?,
… je n'en ai rien à foutre !
Chacun ses problèmes !
V'là aut'chose : « Fais dodo Colin mon p'tit frère » m'envahit le cerveau ! Ding-dingue dong, ….ding-dingue dong ! … et merde je m'sens partir, ...
… demain
… en retard
… au
boulot !
mardi 26 mars 2013
OUF ! ... (et plus si affinités.)
La "troïka" (OMC + FMI + UE)(*) nous a sauvé !
(la presse en général)
(la presse en général)
La ruine et son cortège de misères ...
... vont nous être épargnés !
...
...
Ah ! ... excusez-moi ...
...
Ah ! ... excusez-moi ...
Allo ?
...
... J'avais mal compris ...
... c'est le système monétaire qui est sauvé !
... Pour les peuples ...
... la vie continue !
(*) OMC : Organisation Mondiale du Commerce
FMI : Fond Monétaire International
UE : Union Européenne
samedi 23 mars 2013
jeudi 21 mars 2013
Que reste-t-il du 22 mars ?
Je vous invite à lire cet article daté du
15 mars 1968
Extraits :
... ce sont leurs affaires, pas les nôtres. Rien de tout cela ne nous atteint directement : d'ailleurs la télévision nous répète au moins trois fois chaque soir que la France est en paix pour la première fois depuis bientôt trente ans et qu'elle n'est ni impliquée ni concernée nulle part dans le monde.
La jeunesse s'ennuie. Les étudiants manifestent, bougent, se battent en Espagne, en Italie, en Belgique, en Algérie, ...
... Quant aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n'en trouvent pas. Les empoignades, les homélies et les apostrophes des hommes politiques de tout bord paraissent à tous ces jeunes, au mieux plutôt comiques, au pire tout à fait inutiles, presque toujours incompréhensibles. Heureusement, la télévision est là pour détourner l'attention vers les vrais problèmes : l'état du compte en banque de ...
... Il s'était bien juré de ne plus inaugurer les chrysanthèmes et il continue d'aller, officiel et bonhomme, du Salon de l'agriculture à la Foire de Lyon. Que faire d'autre ? Il s'efforce parfois, sans grand succès, de dramatiser la vie quotidienne en s'exagérant à haute voix les dangers extérieurs et les périls intérieurs.
Seuls quelques centaines de milliers de Français ne s'ennuient pas : chômeurs, jeunes sans emploi, petits paysans écrasés par le progrès, victimes de la nécessaire concentration et de la concurrence de plus en plus rude, vieillards plus ou moins abandonnés de tous. Ceux-là sont si absorbés par leurs soucis qu'ils n'ont pas le temps de s'ennuyer, ni d'ailleurs le cœur à manifester et à s'agiter. Et ils ennuient tout le monde. La télévision, qui est faite pour distraire, ne parle pas assez d'eux. Aussi le calme règne-t-il.
La réplique, bien sûr, est facile :
c'est peut-être cela qu'on appelle, pour un peuple, le bonheur ...
écrit par
Pierre Viansson-Ponté dans "Le Monde"
du 15 mai 1968
le texte complet est ici :
http://blogs.mediapart.fr/blog/gwenael-glatre/261211/quand-la-france-sennuie-pierre-viansson-ponte-le-monde-15-mars-1968

LE 22 MARS :
BOUM !
Avertissement :
"Ceci est une oeuvre de fiction, il n'existe aucune relation entre la situation de l'époque et celle d'aujourd'hui !"

LE 22 MARS :
BOUM !
"Ceci est une oeuvre de fiction, il n'existe aucune relation entre la situation de l'époque et celle d'aujourd'hui !"
mardi 19 mars 2013
le compte à rebours vient de commencer
Effondrement du système bancaire :
le compte à rebours vient de commencer
Un article de
que je ne peux m'empêcher de partager avec vous !
Le métier principal de la banque est de prêter de l’argent qu’elle n’a pas. Alors, pour attirer à elle les fonds qu’elle louera à des emprunteurs, sous forme de loyers avec intérêts, elle rémunère les dépôts des épargnants. Il ne lui est pas nécessaire de disposer en fond propre l’équivalent de ce qu’elle prête. Car elle met dans la balance les loyers qu’elle perçoit sous forme de remboursement d’emprunts de ses débiteurs, pour rassurer ses créanciers. L’équilibre est donc précaire et tient aussi longtemps qu’elle donne le sentiment de disposer de plus d’argent qu’elle n’en prête, même si cette balance est purement virtuelle. Si bien que lorsqu’elle est dans l’incapacité de démontrer que ses revenus couvrent les prêts qu’elle a consentis, le système vacille.
En 2008, les principales banques spéculatives américaines avaient abondamment prêté à des débiteurs qui ne pouvaient plus honorer leurs crédits, en particulier immobiliers. Paulson, chef du trésor américain de l’administration Bush et ancien patron de Goldman Sachs, a donc imaginé et mis en place un plan pour empêcher l’écroulement du système. Les états ont renfloué le système bancaire par milliards de milliards afin de remettre à niveau l’équilibre fragile de la balance virtuelle du système bancaire mondial. Mais le système a impérativement besoin de l’épargne “populaire”, car cette épargne est l’une des composantes essentielles de la garantie offerte aux créanciers des banques. C’est pourquoi, pour vendre le plan Paulson aux opinions publiques, il a été promis aux épargnants que leurs économies d’une vie de travail ne seraient pas affectées, mieux, qu’elles étaient garanties à hauteur de 100 000 € par épargnant. Car il était hors de questions que ces derniers retirent leur argent du système financier au risque de le voir totalement s’écrouler.


La suite logique de cet incroyable holdup sera un retrait massif des épargnants du système bancaire. Et pas seulement à Nicosie. Car selon la thèse des avantages comparatifs des libéraux, mieux vaudra rembourrer son matelas de billets réels que de laisser en banque une épargne “payante”. Or, sans l’épargne populaire, les banques sont condamnées à une mort rapide car incapables de garantir leurs débits auprès de leurs créanciers avides. Or, Chypre fait partie de l’Union Européenne. Or, Chypre est intégrée à la zone Euro. Voilà pourquoi les bourses européennes s’affolent, dévissent, voient rouge. Tout simplement parce que l’effet “dominos” est déjà en marche.

Comme en 2008, le pari de la finance est de miser sur les états pompiers. A une différence de taille. Les épargnants sont directement mis à contribution sans passer par des mécanismes complexes et incompréhensibles comme le MES ou autre TSCG. On touche directement au porte monnaie de l’Européen, on se sert dedans et pas qu’un peu. Car, jusque là, on lui demandait de payer pour obtenir un prêt. Maintenant on lui demande de payer pour prêter son argent à sa banque. En 2008, l’épargnant risquait de perdre son épargne. Alors il s’est résigné aux promesses de sauvetage. En 2013 on lui promet de voler son épargne pour rémunérer la finance mondiale. Et quand on n’a plus rien à perdre…
Sydne93
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