lundi 10 juin 2013

Les Bonnes (suite et fin !)

Juste pour partager avec vous quelques bons moments vécus à l'atelier théâtre de l'U.T.L.A. de Pau















... si avec ça, on a pas deux ou trois "Molière" , c'est à désespérer du travail !



dimanche 26 mai 2013

Les bonnes !

Un certain nombre d'entre vous sait que je vais jouer dans 
"Les Bonnes" de Jean Genet (*), 
mis en scène par Michel Pouvreau. 


Cette pièce est l'illustration de la frustration et de la révolte d'un "petit personnel" devant l'attitude méprisante et désinvolte de "Madame". 

Cette rage a toujours ses raisons d'être !

Il suffit de lire cet article de Quandisha 


pour s'apercevoir que rien n'a vraiment changé depuis Jean Genet.



Le vrai nom des petites bonnes

Quel est le vrai nom de celles qu’on appelle petites bonnes ?
De ces fillettes. Elles peuvent avoir huit ans, et se voir confiées à de bonnes familles, ces employeurs qui promettent qu’ils s’en occuperont bien, de ces petits corps féminins. Corvéables, sans merci…

Des fillettes, qui n’iront jamais l’école, n’apprendront pas à lire, à écrire leur nom sur une ardoise. A dessiner un soleil. Ne sauront jamais ce qu’est une récréation… Des fillettes de huit, neuf, dix ans, levées à six heures, debout avant les enfants de la maison. Car il faut, à ses enfants-là, qui possèdent une enfance, préparer le petit déjeuner. Après, on passera la serpillère, on fera les lits et la poussière…

Alors, quel est le nom de ces petites bonnes, vendues par la campagne à la ville, que leurs parents croient tirer de la pauvreté en les confiant à la misère, celle de misérables intermédiaires, praticiens horribles d’un deux métiers les plus vieux du monde…  Celui d’un autre, d’un second commerce des corps.

Celui qui consiste à vendre de la peine et de la sueur de gosse, à être un commerçant, encore trop impuni, de l’inhumanité, être le maillon encore trop fort, de la chaine du travail des enfants dont on fait des domestiques… Et pas seulement… Que dire d’enfants autorisés à ne manger que deux fois par jour.  A sept heures. A minuit. Mais à la seule condition que le travail soit fini.

Que dire d’enfants qui acceptent les coups en silence, n’en disent rien parce qu’il faut se taire, si l’on veut aider les parents, trop pauvres, et n’ayant pas les moyens, ni le cœur à se voir encore asséner une énième vérité sur l’état de leur pauvreté…

Que penser, enfin, de ces petites, qui disent que travailler n’est rien, et que le plus dur, c’est la faim, et les coups ! Qu’être bonne, au fond, et c’est bien là le drame, c’est supportable, finalement, presque pas grave, à condition d’être à peu près nourri. Et pas trop battu. Il ne manquerait plus qu’elles demandent à ne pas être violées, ou tuées. Il arrive que des fillettes le soient, violées, brûlées.

Alors, quel est le nom de ces petites filles qui, dès les premiers rayons du soleil, acceptent, prennent sur leur petites épaules de n’être plus des enfants ? Ce nom est celui de la pauvreté extrême, lorsqu’elle rencontre l’inhumanité cynique et impunie d’horribles profiteurs. Mais il est aussi, et surtout, le nom d’une haine sans nom pour les pauvres. Et leurs enfants.

Driss C. Jaydane, écrivain et chroniqueur à Luxe radio 



















(*) le 5 Juin, matinée et soirée, à "la centrifugeuse" à Pau.

samedi 18 mai 2013

Jusqu'ici tout va bien !

(pour Manouche)


Je franchis le seuil de la pièce.
Face à moi, de l'autre coté de cet espace blafard, une porte grise, fermée, m'isole de mon avenir.
A ma droite et à ma gauche, sur chacun des murs courent des bas-flancs réglementaires.
Mes pieds lourds glissent sur le parquet à échardes. Des mains puissantes m'écrasent les épaules, me forçant à m’asseoir. L'odeur de cuir fraîchement ciré qui émane de mes voisins m'indispose.
Depuis la porte que je viens de franchir, les bruits assourdis de la vie me parviennent. Je tente de prendre mes cigarettes dans les poches de mon jean, mais la situation m'en empêche.
Je proteste et crie !
La haine, la haine et la colère m'envahissent


Les lumières glauques des néons "tirent les traits" des autres personnes assises.
Je dois avoir la même tête.
Je m'en fous !
Tout m'indiffère.

Il ne fallait pas ! Elle ne devait pas ! On ne doit pas feindre l'amour !

Je sursaute.
Un bruit de clés, un claquement de serrure.
Un nouveau bruit de clés et de nouveau la serrure.
Mes compagnons se lèvent et me forcent à faire de même en tirant sur mes entraves.
Par la porte qui vient de s'ouvrir, j'aperçois une tête qui pourrait appartenir à une souris d'où sort une voix grave :


"Marc Dupuy, à vous, Madame le juge d'instruction vous attend !"


jeudi 16 mai 2013

Le kangourou vous écrit !








"Bonjour à tous !

Le repas de la veille ayant été léger, je démarre cette étape avec un manque total d'énergie. Ça ne m'arrange pas car le tracé est excessivement vallonné, et tout en montée. Après plusieurs kilomètres, je regarde mon GPS, il indique 600 m d'alt
itude ! Pas étonnant, c'est une successions de cotes et de faux plats. J'entame enfin ma descente vers Boussac. A 3 kilomètres de l'arrivée, les premiers coureurs m'accompagnent. Ensuite c'est tout un cortège de cyclistes et coureurs qui m'emboîtent le pas. Devant moi, une voiture munie de hauts parleurs, ameute la population. C'est une arrivée en fanfare ! Il y a foule ! C'est la plus forte mobilisation qui m'ait été donnée de voir depuis le début de ce Marathon ! L'adjointe au Maire, ainsi que Guy, le responsable du Comité de Ligue, ont fait un excellent travail. Merci à eux !!!"
-Guy Amalfitano-



Rappel :






mardi 14 mai 2013

La mort programmée de la PMI mobile de Seine et Marne


dans AGORA VOX, le média citoyen: 

La mort programmée de la PMI mobile de Seine et Marne

Le vendredi 25 janvier, voici ce que l'on pouvait lire sur le site de la peite ville Seine et Marnaise de Saint Mard :

« Jeudi 24 janvier, il devait y avoir une consultation P.M.I. avec comme d’habitude, le camion stationné sur la Place de la Libération, ..... mais personne
Après renseignements, sur le site internet du Conseil Général, qui nous a renvoyé sur le site de la CRAMIF, nous avons découvert ce message :
"A compter de janvier 2013, la CRAMIF n’assure plus les consultations de PMI mobile pour le compte du Conseil Général de Seine-et-Marne (77)."


La PMI propose des actions gratuites de prévention médicale, sociale et psychologique, en complémentarité avec le médecin traitant. De nombreux services sont ainsi offerts aux familles, femmes enceintes, enfants de moins de 6 ans et jeunes. Pour en bénéficier, contactez votre Maison départementale des solidarités .
Donc vous devez maintenant vous déplacer en prenant rendez-vous dans une Maisons Départementales des Solidarités,  »


C'est une décision prise par le Conseil Général afin de faire des économies substantielles : plus de car, moins de dépenses en véhicules et en personnels.
La CRAMIF ( Caisse régionale d'assurance maladie d'Ile de France) recevait jusqu'en janvier 2013 une subvention accordée par le département de Seine et Marne afin d'assurer l'action de PMI ( protection maternelle et infantile) mobile de Seine et Marne.   


Des médecins, infirmières et secrétaires sillonnaient en camion (s) ( deux mis à disposition) le département de Seine et Marne pour r apporter des soins aux enfants et femmes enceintes éloignés de tout centre de santé et sans transport.


La CRAMIF permet pour la sécurité sociale d'apporter, en complément du remboursement des soins, des soins sans dépassement d'honoraires ou gratuitement pour les personnes précaires.
Ces œuvres sont menacées par la loi du marché qui veut que tout soit rentable, en contradiction même avec le principe de solidarité qui a guidé les fondateurs de la sécurité sociale.
Aujourd'hui cette suppression de la consultation mobile est ressentie comme un appauvrissement de l'offre de santé avec des conséquences prévisibles : beaucoup de personnes renonceront à aller vers les Maisons départementales de la solidarité, par lassitude et ou par manque de moyens.
Le Conseil Général de Seine et Marne se doit de revenir sur sa décision et d'attribuer sa subvention à la CRAMIF, d'autant plus qu'il s'agit là d'une de ses compétences.


Nous pouvons comprendre que le département puisse faire des choix budgétaires mais pas dans ce domaine....



Des adhérents au CDAFAL 77 ( conseil départemental des Associations familiales laïques) vivant dans une des communes du « grand nord » 77 m'ont fait la remarque suivante :
« Le Conseil Général va donner un million d'euros pour le musée de la gendarmerie de Melun et en même temps il supprime la consultation médicale mobile....C'est plus qu'une erreur de casting ! Non ! »
Jean-François Chalot

lire aussi, du même auteur :

L’accès aux soins pour tous

 ....bientôt un souvenir ??

(cliquez sur le titre)